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Article: Chute de cheveux saisonnière : combien de temps dure-t-elle ?

Chute de cheveux saisonnière : combien de temps dure-t-elle ?

Chute de cheveux saisonnière : combien de temps dure-t-elle ?

Vous retrouvez davantage de cheveux sur votre brosse, dans la douche ou sur vos vêtements depuis quelques semaines ?

À l'automne, et parfois au printemps, le phénomène peut sembler spectaculaire. Et une question arrive vite : combien de temps dure une chute de cheveux saisonnière ?

Une chute de cheveux saisonnière dure le plus souvent autour de 4 à 6 semaines. Elle peut parfois s'étendre davantage selon les personnes. Si la chute reste importante pendant plusieurs mois, mieux vaut ne pas l'attribuer automatiquement au changement de saison et en rechercher une autre cause.

 Les études montrent bien une saisonnalité du cycle capillaire, avec davantage de cheveux en phase télogène autour de l'été et une chute plus marquée à la fin de l'été ou au début de l'automne.

Mais attention : toutes les chutes de cheveux qui apparaissent en septembre ou octobre ne sont pas nécessairement « saisonnières ». Une chute diffuse peut aussi correspondre à un effluvium télogène, être favorisée par une carence en fer, une maladie, un stress important, une perte de poids, un changement hormonal ou certains médicaments.

Situation Durée indicative
Chute saisonnière souvent 4 à 6 semaines
Chute saisonnière plus prolongée parfois jusqu'à environ 2 mois
Effluvium télogène aigu souvent 3 à 6 mois
Retour visuel de la densité plusieurs mois
Chute persistante/importante avis médical à envisager

Chute de cheveux saisonnière : combien de temps dure-t-elle en moyenne ?

Comptez généralement 4 à 6 semaines.

Il n'existe pas une durée universelle de « chute saisonnière » applicable à tout le monde.

Une véritable augmentation liée aux variations saisonnières du cycle pilaire doit toutefois rester temporaire.

Les études disponibles montrent un pic de cheveux en phase télogène pendant l'été et une augmentation de la chute vers la fin de l'été et le début de l'automne. Une étude portant sur 823 femmes a notamment retrouvé une périodicité annuelle du cycle capillaire, avec une proportion maximale de cheveux télogènes en été et un second pic, moins marqué, au printemps.

Une autre étude a observé un maximum de chute autour d'août et septembre.

En pratique, une augmentation pendant quelques semaines peut donc s'inscrire dans cette variation saisonnière.

En revanche, si la chute reste franchement excessive pendant plusieurs mois, il ne faut pas automatiquement l'attribuer au changement de saison.

Pourquoi perd-on davantage ses cheveux à l'automne ?

Pour comprendre, il faut revenir au cycle normal du cheveu.

Chaque follicule alterne plusieurs phases :

Phase Ce qui se passe
Anagène Le cheveu pousse
Catagène Sa croissance ralentit et le follicule entre en transition
Télogène Le cheveu est au repos avant sa chute
Nouvelle phase anagène Un nouveau cheveu commence progressivement son cycle

La phase télogène dure environ deux à quatre mois. À son terme, l'ancien cheveu tombe tandis qu'un nouveau cycle débute. 

Or plusieurs études ont observé des variations saisonnières dans la proportion de cheveux entrant dans cette phase.

C'est ce décalage qui explique notamment pourquoi le phénomène remarqué en septembre ne correspond pas nécessairement à quelque chose qui s'est produit la semaine précédente.

La chute saisonnière des cheveux existe-t-elle vraiment ?

Oui, une saisonnalité du cycle capillaire a été observée scientifiquement.

Cela mérite d'être précisé car on lit parfois que la « chute saisonnière » serait seulement une croyance.

Une étude publiée dans Dermatology a analysé les trichogrammes de 823 femmes suivies sur six ans et constaté une périodicité annuelle de la croissance et de la chute. 

Des travaux antérieurs avaient également retrouvé un maximum de cheveux en phase télogène à la fin de l'été et au début de l'automne. 

Une étude portant sur 2 857 personnes consultant pour une chute accrue a, quant à elle, observé une fréquence plus élevée d'effluvium télogène entre juillet et octobre. Les auteurs évoquaient notamment une possible influence de l'exposition lumineuse, sans permettre pour autant d'en déduire une cause unique. 

Le phénomène existe donc, mais son mécanisme précis et son importance varient d'une personne à l'autre.

Combien de cheveux perd-on normalement par jour ?

Compter chaque cheveu n'est généralement ni nécessaire ni très fiable.

Les estimations varient légèrement selon les références. La British Association of Dermatologists indique qu'une personne peut normalement perdre environ 30 à 150 cheveux par jour, tandis que d'autres références médicales utilisent souvent un ordre de grandeur allant jusqu'à une centaine de cheveux.

Et surtout, ce que vous voyez dépend énormément de vos habitudes.

Si vous avez les cheveux longs, chaque cheveu perdu paraît plus impressionnant.

Si vous ne vous lavez les cheveux que deux fois par semaine, plusieurs jours de cheveux arrivés naturellement en fin de cycle peuvent se retrouver dans la douche au même moment.

La taille de la « poignée » n'est donc pas un instrument de mesure très scientifique.

Comment reconnaître une chute saisonnière normale ?

Une chute saisonnière est généralement diffuse.

Vous retrouvez davantage de cheveux dans la douche, sur la brosse ou lorsque vous passez les doigts dans votre chevelure.

Elle ne devrait pas normalement créer brutalement une plaque totalement dépourvue de cheveux.

Autre élément rassurant : elle finit par ralentir.

Si, au contraire, votre raie s'élargit progressivement, votre cuir chevelu devient beaucoup plus visible, certaines zones se dégarnissent ou la chute persiste, il devient important de rechercher une autre explication.

Chute saisonnière ou effluvium télogène : quelle différence ?

Les deux notions peuvent se chevaucher, mais elles ne doivent pas être confondues.

L'effluvium télogène correspond à un passage anormalement important de follicules vers la phase télogène.

La chute apparaît souvent environ deux à trois mois après un événement déclencheur.

Parmi les déclencheurs classiques figurent notamment :

  • une maladie ou une forte fièvre ;

  • une intervention chirurgicale ;

  • un accouchement ;

  • un stress physique ou psychologique important ;

  • une perte de poids importante ou un régime très restrictif ;

  • certains médicaments ;

  • un changement hormonal ;

  • une carence, notamment en fer ;

  • certains troubles thyroïdiens.

Et voilà pourquoi il faut se méfier du calendrier.

Vous perdez vos cheveux en octobre ? Cela ne signifie pas automatiquement que « c'est l'automne ».

Un événement survenu en juillet ou août peut aussi être en cause.

Combien de temps dure un effluvium télogène ?

Ici, nous disposons de repères médicaux plus précis.

Selon la British Association of Dermatologists, la phase de chute d'un effluvium télogène dure généralement entre trois et six mois. Les cheveux recommencent ensuite à pousser, mais retrouver le volume et l'épaisseur antérieurs peut prendre beaucoup plus de temps.

La Cleveland Clinic donne également une durée habituelle d'environ trois à six mois et considère l'effluvium comme chronique lorsqu'il persiste au-delà de six mois. 

C'est donc une distinction essentielle :

la chute peut s'arrêter avant que votre chevelure ait retrouvé son aspect initial.

Quand les cheveux repoussent-ils après une chute saisonnière ?

La repousse n'attend pas nécessairement que vous constatiez visuellement un retour à votre densité habituelle.

Le follicule n'est généralement pas détruit dans un effluvium télogène classique.

Lorsque le cycle reprend normalement, de nouveaux cheveux poussent.

Mais les cheveux poussent lentement. Il faut donc distinguer :

l'arrêt de la chute → le début de la repousse → la récupération visuelle de la masse capillaire.

Ces trois étapes ne se produisent pas simultanément.

C'est notamment pour cela qu'une personne peut dire « mes cheveux ne tombent presque plus mais ils sont encore beaucoup moins épais ».

Ce n'est pas contradictoire.

Chute de cheveux saisonnière en automne : quels mois sont concernés ?

Le fameux « octobre = mois de la chute des cheveux » est un peu trop simpliste.

Les données scientifiques suggèrent plutôt une période qui commence dès la fin de l'été.

Dans une étude britannique, le nombre de cheveux perdus culminait autour d'août-septembre.

Une autre étude clinique a observé davantage d'effluvium télogène entre juillet et octobre

L'expression « chute d'automne » est donc pratique, mais biologiquement, le phénomène peut commencer avant que les feuilles ne tombent.

Peut-on perdre davantage ses cheveux au printemps ?

Oui.

L'étude menée sur 823 femmes a observé un second pic de cheveux télogènes au printemps, même s'il était moins prononcé que celui observé autour de l'été.

Certaines personnes peuvent donc avoir l'impression de vivre deux périodes de chute plus importante au cours de l'année.

Encore une fois, cela n'exclut pas une autre cause si la chute est importante ou prolongée.

Est-ce normal de perdre beaucoup de cheveux sous la douche ?

Voir beaucoup de cheveux dans la bonde est particulièrement anxiogène.

Mais la douche concentre les cheveux qui étaient déjà arrivés au terme de leur cycle et qui n'étaient pas encore tombés.

Plus vous espacez les shampoings, plus l'impression peut être spectaculaire le jour du lavage.

Une étude menée auprès de femmes a d'ailleurs montré que la perception d'une chute importante les jours de lavage est fréquente, y compris chez des femmes ne présentant pas d'alopécie féminine diagnostiquée.

Il faut donc observer l'évolution globale de la chevelure, pas seulement la bonde de douche.

Faut-il moins se laver les cheveux pendant une chute saisonnière ?

Non.

Se laver les cheveux ne provoque pas la chute des cheveux qui étaient solidement en phase de croissance.

Le shampoing et le rinçage détachent surtout des cheveux déjà arrivés au terme de leur cycle.

Espacer énormément les shampoings peut même donner l'impression que la chute empire : les cheveux qui seraient tombés progressivement s'accumulent et partent ensemble lors du lavage suivant.

Choisissez surtout une fréquence adaptée à votre cuir chevelu.

Et restez douce : inutile de frotter agressivement ou de démêler les longueurs avec violence.

Couper ses cheveux arrête-t-il la chute saisonnière ?

Non.

Une coupe peut donner une impression de masse, surtout lorsque les pointes sont affinées.

Elle peut aussi limiter la casse sur des longueurs fragilisées.

Mais couper les longueurs ne modifie pas le cycle biologique du follicule situé dans le cuir chevelu.

Un carré impeccable peut changer beaucoup de choses devant le miroir.

Il ne donne malheureusement pas d'ordre aux follicules.

Les shampoings anti-chute peuvent-ils stopper une chute saisonnière ?

Il faut rester réaliste.

Un shampoing agit essentiellement sur le cuir chevelu et la fibre capillaire pendant un temps de contact relativement court.

Il peut améliorer le confort du cuir chevelu, nettoyer correctement, limiter certaines cassures et donner davantage de volume cosmétique.

La British Association of Dermatologists mentionne d'ailleurs le shampoing volumateur comme moyen de rendre visuellement les cheveux plus épais lorsque l'effluvium est important.

Mais un shampoing cosmétique ne peut pas, à lui seul, corriger une carence en fer, une maladie thyroïdienne ou un effluvium provoqué par un événement médical.

Les compléments alimentaires sont-ils utiles ?

Pas automatiquement.

Prendre du fer, du zinc ou d'autres micronutriments « au cas où » n'est pas une bonne stratégie.

Une supplémentation devient pertinente lorsqu'une alimentation insuffisante ou une carence est identifiée et qu'elle correspond à votre situation.

Dans le cadre d'une chute diffuse persistante, un professionnel de santé peut justement rechercher certaines causes, notamment une carence en fer ou un trouble thyroïdien

Le raisonnement doit donc être :

chercher la cause → corriger ce qui doit l'être → accompagner la repousse.

Pas accumuler les gummies dans un placard.

Stress et chute de cheveux : quel délai ?

C'est l'un des points les plus mal compris.

Lors d'un effluvium télogène, la chute peut apparaître plusieurs mois après l'événement déclencheur.

La Cleveland Clinic situe généralement ce délai autour de deux à trois mois.

Vous pouvez donc avoir traversé une période particulièrement stressante, être désormais beaucoup plus sereine… et commencer seulement ensuite à perdre davantage vos cheveux.

Ce décalage est lié au cycle pilaire.

Quand faut-il consulter pour une chute de cheveux ?

Une chute saisonnière modérée et transitoire n'impose pas nécessairement une consultation.

En revanche, prenez un avis médical ou dermatologique si la chute devient très importante, si elle persiste, si votre densité diminue franchement ou si elle s'accompagne d'autres symptômes.

Une consultation est particulièrement pertinente lorsque :

  • la chute dure plusieurs mois sans amélioration ;

  • elle crée des plaques ou zones dégarnies ;

  • votre raie s'élargit progressivement ;

  • votre cuir chevelu devient nettement visible ;

  • vous avez des démangeaisons, rougeurs, croûtes ou douleurs ;

  • la chute concerne également les sourcils ou d'autres zones ;

  • vous avez récemment connu une maladie, une perte de poids importante ou un changement de traitement ;

  • vous présentez d'autres symptômes comme une fatigue inhabituelle.

Un médecin peut examiner le cuir chevelu, retracer la chronologie et, lorsque cela est indiqué, demander des analyses pour rechercher notamment une carence en fer ou un problème thyroïdien.

Chute saisonnière ou alopécie : comment faire la différence ?

Une chute importante ne signifie pas automatiquement alopécie définitive.

Mais toutes les pertes de densité ne sont pas non plus des effluviums saisonniers.

L'alopécie androgénétique féminine, par exemple, entraîne plutôt un amincissement progressif de la chevelure, notamment sur le dessus du crâne, tandis que l'effluvium télogène provoque généralement une chute plus rapide et diffuse.

Les deux phénomènes peuvent également coexister.

C'est pourquoi une chute inhabituelle qui persiste mérite davantage qu'un diagnostic posé devant sa brosse à cheveux.

Que faire pendant une chute saisonnière ?

Si la chute reste modérée et compatible avec une variation saisonnière, inutile de déclarer la guerre à chaque cheveu retrouvé sur votre pull.

Quelques habitudes simples sont plus pertinentes :

  1. conservez une alimentation suffisamment variée et riche en protéines ;

  2. évitez les régimes très restrictifs ;

  3. démêlez sans tirer brutalement ;

  4. limitez les coiffures très serrées ;

  5. prenez soin du cuir chevelu sans multiplier les produits irritants ;

  6. surveillez surtout l'évolution sur plusieurs semaines ;

  7. consultez si la chute devient importante ou persistante.

Le plus utile est de suivre la tendance, éventuellement avec une photo de votre raie prise chaque mois dans les mêmes conditions, plutôt que de compter quotidiennement les cheveux.

Combien de temps faut-il pour retrouver sa masse capillaire ?

C'est généralement plus long que la chute elle-même.

Dans l'effluvium télogène, la BAD indique que la chute dure typiquement trois à six mois, mais que le retour au volume et à l'épaisseur habituels peut demander de nombreux mois supplémentaires.Cela dépend aussi de la longueur des cheveux.

Un nouveau cheveu de quelques centimètres peut être parfaitement sain sans encore contribuer beaucoup à l'impression de masse sur les longueurs.

Patience et repousse capillaire sont malheureusement de vieilles connaissances.

FAQ : chute de cheveux saisonnière

Combien de temps dure une chute de cheveux saisonnière ?

Une augmentation véritablement saisonnière doit rester temporaire et tend à se concentrer sur quelques semaines autour des périodes où la chute est plus marquée. Si la chute diffuse se prolonge plusieurs mois, il faut envisager d'autres causes. Un effluvium télogène aigu, par exemple, peut durer environ trois à six mois.

À quel moment la chute d'automne commence-t-elle ?

Les études suggèrent que le pic peut commencer dès la fin de l'été. Des travaux ont notamment retrouvé davantage de chute autour d'août-septembre et une proportion élevée de cheveux télogènes en été.

La chute de cheveux saisonnière peut-elle durer trois mois ?

Oui, une variation peut s'étaler dans le temps. Mais une chute très importante qui persiste trois mois mérite d'être surveillée et replacée dans son contexte. Un stress, une maladie, une perte de poids, une carence ou un changement hormonal peuvent notamment provoquer un effluvium télogène.

Est-ce normal de perdre ses cheveux en septembre ?

Une augmentation de la chute autour de la fin de l'été et du début de l'automne a été observée dans plusieurs études. Cela ne signifie toutefois pas que toute chute apparaissant en septembre est automatiquement saisonnière.

Est-ce normal de perdre ses cheveux au printemps ?

Une seconde variation saisonnière, moins importante, a été observée au printemps dans une étude portant sur 823 femmes.

Les cheveux repoussent-ils après une chute saisonnière ?

Oui, lorsqu'il s'agit d'une variation temporaire du cycle et que les follicules sont sains, la croissance se poursuit. Dans l'effluvium télogène, de nouveaux cheveux apparaissent après la phase de chute, mais la récupération de la densité visuelle peut demander plusieurs mois. 

Pourquoi ma chute ne s'arrête-t-elle pas ?

Une chute persistante peut avoir de nombreuses causes : effluvium télogène prolongé, carence, problème thyroïdien, médicaments, alopécie androgénétique ou affection du cuir chevelu, entre autres. Une consultation permet de ne pas attribuer automatiquement le phénomène à la saison.

Faut-il prendre du fer contre la chute des cheveux ?

Pas sans raison identifiée. Une carence en fer peut être associée à une chute diffuse et peut être recherchée lorsqu'elle est suspectée. Une supplémentation en fer doit être adaptée à la situation individuelle plutôt que prise systématiquement.

Les cheveux tombés en automne repoussent-ils au printemps ?

Le cycle capillaire n'obéit pas à un calendrier aussi précis. Un cheveu tombé est progressivement remplacé lorsque le follicule entre dans un nouveau cycle de croissance. La récupération visuelle dépend ensuite de la vitesse et de la longueur de repousse.

Est-ce que se laver les cheveux accélère leur chute ?

Le lavage fait surtout partir des cheveux déjà détachés ou arrivés au terme de leur cycle. Espacer fortement les shampoings peut simplement donner l'impression d'une chute plus massive le jour où plusieurs jours de cheveux accumulés sont éliminés ensemble.

Une chute saisonnière peut-elle rendre chauve ?

Une simple variation saisonnière ne devrait pas entraîner une calvitie. Si vous constatez une perte importante de densité, des plaques, une raie qui s'élargit ou une évolution prolongée, il faut rechercher une autre cause.

Quand s'inquiéter d'une chute de cheveux ?

Une chute brutale très importante, prolongée, localisée en plaques ou accompagnée d'une diminution visible de la densité mérite un avis médical. Une chute diffuse persistant au-delà de plusieurs mois ne doit pas être automatiquement considérée comme saisonnière.

Ce qu'il faut retenir

La chute de cheveux saisonnière existe : plusieurs études ont mis en évidence une variation annuelle du cycle pilaire, avec davantage de chute autour de la fin de l'été et du début de l'automne.

Une augmentation pendant quelques semaines peut donc être physiologique.

En revanche, une chute importante qui se prolonge pendant des mois peut correspondre à un effluvium télogène ou à une autre cause. L'effluvium télogène aigu dure généralement trois à six mois et la récupération complète du volume peut prendre davantage de temps. 

Le calendrier est un indice.

Ce n'est pas un diagnostic.

Sources scientifiques et médicales

Kunz M, Seifert B, Trüeb RM. Seasonality of hair shedding in healthy women complaining of hair loss. Dermatology. 2009;219(2):105-110. Étude sur 823 femmes montrant une périodicité annuelle du cycle capillaire.

Randall VA, Ebling FJG. Seasonal changes in human hair growth. British Journal of Dermatology. 1991;124(2):146-151. 

Courtois M et al. Periodicity in the growth and shedding of hair. British Journal of Dermatology. Travaux mettant en évidence une périodicité annuelle avec un maximum de cheveux télogènes à la fin de l'été/début de l'automne.

British Association of Dermatologists. Telogen effluvium, fiche patient mise à jour en octobre 2025.

Cleveland Clinic. Telogen Effluvium: Symptoms, Causes, Treatment & Regrowth.

Note de l'autrice

Camille Aubert décrypte pour Mélusine les questions de beauté, de cheveux et de bien-être en distinguant les conseils cosmétiques des informations relevant de la santé.

Pour cet article, nous avons privilégié les études publiées sur la saisonnalité du cycle capillaire ainsi que des ressources dermatologiques et médicales.

Avertissement

Cet article fournit une information générale et ne permet pas de déterminer la cause d'une chute de cheveux individuelle. Une perte importante, persistante, localisée ou accompagnée d'autres symptômes doit être évaluée par un professionnel de santé.

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