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Article: Javotte et Anastasie : qui sont vraiment les belles-sœurs de Cendrillon ?

belles soeurs cendrillon

Javotte et Anastasie : qui sont vraiment les belles-sœurs de Cendrillon ?

Les belles-sœurs de Cendrillon comptent parmi les personnages les plus célèbres des contes de fées.

Jalouses, moqueuses et souvent ridicules, elles compliquent la vie de la jeune héroïne du début à la fin. Pourtant, leur rôle va bien au-delà de simples méchantes. Elles mettent en lumière la bonté, la patience et le courage de Cendrillon.

 Mais qui sont réellement ces deux sœurs ? D'où viennent leurs noms ? Et comment leur histoire évolue-t-elle selon les versions du célèbre conte ? Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur les belles-sœurs de Cendrillon, leur caractère, leur rôle et les différences entre les récits de Charles Perrault et des frères Grimm.

La chronologie

  • Antiquité : Rhodopis
  • IXe siècle : Ye Xian
  • 1697 : Charles Perrault
  • 1812 : Frères Grimm
  • 1950 : Disney
  • 2002 : rédemption d'Anastasia
  • 2007 : Cinderella III

Comment s’appellent vraiment les belles-sœurs de Cendrillon ?

Voilà une question moins simple qu’elle n’en a l’air ! Leurs noms changent selon les versions de Cendrillon.

Dans le conte publié par Charles Perrault en 1697, les deux belles-sœurs ne portent aucun prénom. L’auteur les présente simplement comme deux jeunes femmes fières, hautaines et très préoccupées par leur apparence.

Dans la version française de Disney, elles s’appellent Javotte et Anastasie. Leurs noms originaux anglais sont Drizella et Anastasia Tremaine. Javotte correspond donc à Drizella.

Chez les frères Grimm, les belles-sœurs restent également anonymes. Elles jouent pourtant un rôle beaucoup plus cruel. Elles mutilent leurs pieds pour enfiler la chaussure. Charmant programme familial !

Javotte, Drizella ou Anastasie : pourquoi ces noms changent-ils ?

Les adaptations aiment parfois rebaptiser les personnages. Cela facilite la traduction et crée une identité mémorable.

Dans le film Disney de 1950, les deux filles de Lady Tremaine s’appellent Drizella et Anastasia en anglais. Dans le doublage français, Drizella devient Javotte. Anastasia devient généralement Anastasie.

Ces noms n’apparaissent donc ni chez Perrault, ni dans le texte des frères Grimm. Ils appartiennent à l’univers développé par Disney.

Lady Trémaine existe-t-elle dans le conte de Perrault ?

Non, pas sous ce nom. Chez Charles Perrault, elle reste simplement la belle-mère de Cendrillon.

Le nom Lady Tremaine, traduit parfois par Madame ou Lady Trémaine, vient du film d’animation Disney sorti en 1950.

Cette distinction évite un mélange fréquent. Perrault crée la marâtre du récit. Disney lui offre ensuite un nom et une silhouette.

Pantoufle de verre ou pantoufle de vair ?

Ce débat revient sans cesse. Il colle au conte comme une chaussure bien ajustée !

Selon la Bibliothèque nationale de France, Charles Perrault parle bien d'une pantoufle de verre.

Le mot vair désigne une fourrure fine, souvent réalisée avec des peaux d’écureuil. Une théorie populaire affirme qu’une erreur aurait transformé le vair en verre.

Aucun élément solide ne confirme cette hypothèse. Les éditions anciennes parlent bien de verre. Cette matière fragile renforce aussi la magie du conte.

Cendrillon existait-elle avant Charles Perrault ?

Oui, et depuis très longtemps. L’histoire possède des cousines aux quatre coins du monde.

Rhodopis, une ancienne histoire de sandale

Le récit de Rhodopis est souvent présenté comme un lointain ancêtre de Cendrillon. Il est notamment rapporté par le géographe grec Strabon.

Dans cette histoire, un aigle emporte une sandale. Il la laisse ensuite tomber près d’un souverain égyptien. Intrigué, celui-ci recherche la propriétaire de la chaussure.

La sandale n’est donc pas magique. C’est son voyage improbable qui déclenche la rencontre.

Ye Xian, la Cendrillon chinoise

Le conte chinois de Ye Xian est consigné au IXe siècle. Il apparaît dans le Youyang Zazu, un ouvrage attribué à Duan Chengshi.

Ye Xian est maltraitée par sa belle-mère. Une aide surnaturelle lui permet d’assister à une fête. Elle y perd une chaussure, puis rencontre un roi.

Les ressemblances sont frappantes. Pourtant, chaque version garde sa propre culture. Cendrillon ressemble à une rivière aux nombreux affluents.

Pourquoi existe-t-il autant de versions de Cendrillon ?

Les contes voyageaient longtemps par la parole. Chaque narrateur modifiait quelques détails. Une robe changeait, une chaussure aussi.

Les spécialistes du folklore regroupent généralement Cendrillon dans le type narratif ATU 510A. Cette catégorie rassemble les récits d’une jeune héroïne persécutée puis reconnue.

Les décors changent selon les pays. Le cœur de l’histoire reste pourtant familier : une personne humiliée retrouve enfin sa juste place.

Que représentent les belles-sœurs de Cendrillon ?

Javotte et Anastasie ne servent pas seulement à faire souffrir l’héroïne. Elles incarnent plusieurs peurs très humaines.

  • La jalousie, lorsqu’une personne se compare sans cesse.
  • La rivalité familiale, nourrie par les préférences d’un parent.
  • La peur du déclassement, quand le mariage devient un moyen de réussir.
  • Le culte de l’apparence, placé au-dessus de la gentillesse.

Elles veulent briller aux yeux du monde. Pourtant, elles ne regardent jamais vraiment les autres. Leur vanité devient alors une cage dorée.

Javotte et Anastasie, les belles-sœurs de Cendrillon

Elles font partie du conte depuis toujours. Javotte et Anastasie (ou Anastasia), filles de la terrible belle-mère, sont souvent dépeintes comme des pestes. Dans la version de Charles Perrault, elles sont orgueilleuses et arrogantes. Chez les Frères Grimm, c'est encore pire ! Elles vont jusqu'à se couper un bout du pied pour rentrer dans la pantoufle de vair !

Et Disney dans tout ça ? La version animée de 1950 les montre ridicules et vaniteuses. Elles rêvent de grandeur mais finissent toujours par se ridiculiser. Leur mère, Lady Trémaine, les pousse à tout faire pour épouser le prince.

Quel âge ont les belles-sœurs de Cendrillon ?

Les belles-sœurs de Cendrillon n'ont jamais d'âge officiel. Ni Charles Perrault, ni les frères Grimm ne donnent cette information. Les illustrations et les adaptations les représentent simplement comme de jeunes femmes en âge de se marier. Elles participent d'ailleurs au bal organisé par le prince dans l'espoir de devenir princesses.

Dans le film Disney, Javotte et Anastasie semblent avoir quelques années de plus que Cendrillon, sans que cela soit confirmé. Leur âge reste donc une interprétation propre à chaque adaptation.

Pourquoi Javotte s'appelle-t-elle Javotte ?

Le prénom Javotte ne vient pas du conte de Charles Perrault. Dans la version publiée en 1697, les deux belles-sœurs ne portent aucun prénom. Ce nom apparaît beaucoup plus tard dans la version française du dessin animé Disney.

En anglais, la sœur aînée s'appelle Drizella Tremaine. Les adaptateurs français ont choisi le prénom Javotte, plus facile à retenir et davantage associé aux vieux contes. Ce choix participe à créer une identité immédiatement reconnaissable pour le public francophone.

Pourquoi Disney a-t-il changé les noms ?

Lorsque Disney adapte Cendrillon en 1950, les scénaristes développent davantage les personnages. La belle-mère reçoit le nom de Lady Tremaine, tandis que ses filles deviennent Drizella et Anastasia.

Pour le doublage français, Drizella est renommée Javotte, un prénom jugé plus naturel pour le public francophone. Anastasia devient quant à elle Anastasie. Ces changements facilitent la localisation du film, sans modifier le rôle des personnages.

Les belles-sœurs sont-elles punies ?

Tout dépend de la version du conte. Chez Charles Perrault, les belles-sœurs reconnaissent leurs torts à la fin de l'histoire. Cendrillon leur pardonne et les marie même à de grands seigneurs de la cour. La conclusion se veut morale et pleine de pardon.

Les frères Grimm choisissent une fin beaucoup plus sévère. Après avoir tenté de tromper le prince en mutilant leurs pieds, les deux sœurs sont punies. Lors du mariage de Cendrillon, des colombes leur crèvent les yeux. Cette scène symbolise le châtiment réservé à leur jalousie et à leur cruauté.

Chez Disney, elles ne subissent aucune punition physique. Elles restent humiliées par leur échec, tandis que Cendrillon épouse le prince et quitte définitivement la maison familiale.

Les belles-sœurs existent-elles dans toutes les versions ?

Pas toujours. Le personnage de la jeune fille maltraitée apparaît dans des récits très anciens, comme Rhodopis en Égypte ou Ye Xian en Chine. En revanche, le nombre et le rôle des rivales varient selon les traditions.

Certaines versions présentent deux belles-sœurs, d'autres ne parlent que d'une seule rivale ou mettent surtout en avant la belle-mère. Ce qui reste presque toujours identique, c'est l'idée d'une héroïne injustement traitée par sa nouvelle famille avant de voir sa véritable valeur reconnue.

Javotte est-elle la sœur de Cendrillon ?

Non ! Elles ne sont que belles-sœurs. La mère de Cendrillon est morte et son père a remarié Lady Trémaine. Cendrillon et ses belles-sœurs n'ont donc aucun lien de sang. Pourtant, elles grandissent ensemble... enfin, façon de parler ! Pendant que Javotte et Anastasia mènent la belle vie, Cendrillon frotte le plancher.

Anastasie, une méchante au grand cœur ?

Si Javotte reste une peste, Anastasia, elle, a droit à une rédemption. Dans les suites de Disney, on la voit tomber amoureuse d'un boulanger. Un mec simple, loin des fastes du palais. Pour la première fois, elle va contre sa mère et choisit son bonheur. Qui l'eût cru ?

Elle finit par devenir un personnage attachant. On découvre une Anastasia plus douce et maladroite qu'on ne l'imaginait. Comme quoi, les apparences sont trompeuses !

Qui a écrit Cendrillon ?

Le conte de Cendrillon a été popularisé par Charles Perrault en 1697 avec son recueil Les Contes de ma mère l'Oye. C'est lui qui a introduit la pantoufle de vair, la marraine fée et le carrosse citrouille. Mais l'histoire de Cendrillon est bien plus ancienne !

Les Frères Grimm ont aussi écrit leur propre version en 1812, plus sombre et cruelle, où les belles-sœurs se mutilent les pieds pour entrer dans la chaussure.

Des versions encore plus anciennes existent en Chine (avec le conte de Ye Xian au IXe siècle) et en Égypte antique (avec l'histoire de Rhodopis, une esclave grecque qui devient reine grâce à une sandale magique).

Qui est la fille de Javotte ?

Là, c'est le flou total ! Dans les versions connues, Javotte n'a pas de fille. Mais dans certaines adaptations, on imagine qu'elle aurait une descendance. Si c'était le cas, serait-elle comme sa mère ou plus sympa ? Mystère...

Pourquoi les belles-sœurs sont-elles aussi méchantes ?

Elles grandissent avec une mère prête à tout pour réussir. Lady Trémaine leur apprend que la beauté et le statut social sont tout. Pas de place pour la gentillesse ! Alors elles rabaissent Cendrillon, pensant que cela les rendra meilleures. Spoiler : ça ne marche pas.

Javotte et Anastasie, jalouses ou simplement perdues ?

Et si elles étaient plus que de simples méchantes ? Peut-être qu'elles n'avaient pas confiance en elles. Cendrillon était belle, douce, gracieuse... tout ce qu'elles rêvaient d'être. Au fond, elles sont peut-être juste des filles mal guidées par une mère manipulatrice.

Les différences dans l'histoire de Cendrillon dans les contes de Perrault ou des frères Grimm

Dans la version de Charles Perrault, elles sont orgueilleuses et arrogantes. L'histoire est douce, magique, et la pantoufle de vair trouve naturellement son pied.

Chez les Frères Grimm, c'est une autre histoire ! C'est plus sombre, plus cruel. Les belles-sœurs vont jusqu'à se couper un bout du pied pour rentrer dans la pantoufle ! Sans oublier la fin brutale : des oiseaux leur crèvent les yeux en guise de punition !

Et Disney dans tout ça ? La version animée de 1950 les montre ridicules et vaniteuses. Elles rêvent de grandeur mais finissent toujours par se ridiculiser. Leur mère, Lady Trémaine, les pousse à tout faire pour épouser le prince.

Le rôle de la belle-mère, Madame de Trémaine

Madame de Trémaine n'est pas juste une mère exigeante. Elle est froide, calculatrice et manipulatrice. Dans toutes les versions, elle incarne la méchanceté pure. Elle humilie Cendrillon, l'oblige à travailler et empêche son bonheur. Son but ? Assurer l'ascension sociale de ses propres filles, au mépris de toute morale.

Dans la version des Frères Grimm, elle est encore plus cruelle. C'est elle qui ordonne à ses filles de mutiler leurs pieds. Perrault, lui, la dépeint avec un peu plus d'élégance, sans aller jusqu'à l'horreur.

Quelle est la place de la fée marraine, de la sorcière dans le livre de Cendrillon?

Dans la version de Perrault, la marraine est une bonne fée bienveillante. Elle utilise sa magie pour aider Cendrillon à aller au bal. Citrouille transformée en carrosse, souris en chevaux... Un vrai coup de baguette magique ! Elle représente l'espoir et la justice, offrant à Cendrillon une chance d'être heureuse.

Chez les Frères Grimm, l'aide vient d'un arbre magique planté sur la tombe de sa mère. Pas de marraine, mais une force mystique qui veille sur Cendrillon. L'arbre exauce ses vœux, lui donnant une robe et des chaussons en or.

Et la sorcière alors ? Elle n'existe pas dans les versions classiques de Cendrillon. Parfois, on assimile Madame de Trémaine à une sorcière symbolique, avec son côté cruel et manipulateur.

Quelle est l'origine de la marâtre?

La figure de la marâtre existe depuis des siècles dans les contes et les mythes. Elle incarne souvent la jalousie et l'abus de pouvoir. Dans les sociétés anciennes, les remariages étaient courants après le décès d'une première épouse. Les nouvelles épouses devaient souvent composer avec des enfants qui ne étaient pas les leurs, ce qui pouvait engendrer des tensions et des rivalités.

Dans les contes, la marâtre symbolise aussi la figure maternelle détournée. Contrairement à la mère bienveillante, elle est froide, cruelle et calculatrice. Elle veut privilégier ses propres enfants et voit l'héritier du premier mariage comme un obstacle. C'est le cas de Madame de Trémaine, mais aussi de nombreuses autres figures de marâtres comme la reine dans Blanche-Neige.

Dans les versions les plus anciennes des contes, notamment dans la tradition orale, la marâtre était parfois remplacée par une mère biologique malveillante. Mais avec le temps, l'image de la marâtre a pris le dessus. Car il était plus acceptable de diaboliser une belle-mère plutôt qu'une mère.

La signification du prince charmant dans l'image de Cendrillon

Le prince incarne le sauveur, le rêve de l’amour idéal et la récompense pour la patience et la bonté de Cendrillon. Il symbolise l’aboutissement d’une transformation : Cendrillon, rejetée et humiliée, devient enfin reconnue pour sa véritable valeur.

Dans certaines lectures, le prince représente aussi l’élévation sociale. Son amour permet à Cendrillon d’échapper à sa condition misérable. Mais il est aussi un personnage assez passif dans la version de Perrault, laissant le rôle actif à la marraine et au destin.

Chez les Frères Grimm, le prince est plus déterminé. Il traque Cendrillon et ne se contente pas d’attendre qu’elle vienne à lui. Il devient ainsi une figure de justice, rétablissant l’équilibre en récompensant Cendrillon et en punissant les méchantes belles-sœurs.

Les affreuses demi soeurs ont aussi eu des fins tragiques dans le conte original de Cendrillon!

Dans la version des Frères Grimm, elles ne finissent pas bien. Les oiseaux de la bonne fée leur crèvent les yeux en guise de punition ! Un peu extrême, non ? Dans d'autres récits, elles terminent seules et malheureuses, loin de Cendrillon qui, elle, vit son conte de fées.

Que retenir de ces belles-sœurs ?

  • Javotte et Anastasia ne sont pas les sœurs de Cendrillon, juste ses belles-sœurs.

  • Elles sont jalouses et arrogantes, mais Anastasia a une rédemption.

  • Leur mère, Lady Trémaine, les pousse à être mauvaises.

  • Dans certaines versions, elles finissent punies et malheureuses.

Alors, toujours envie de les voir comme de simples méchantes ? Ou vous avez un petit doute maintenant ?

A retenir

  • Javotte et Anastasie sont les belles-sœurs de Cendrillon.
  • Elles ne portent aucun prénom chez Perrault.
  • Disney leur donne une identité.
  • Les frères Grimm racontent une version beaucoup plus sombre.
  • Elles symbolisent la jalousie et la rivalité familiale.

Sources et références

  • Charles Perrault, Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre, 1697.
  • Jacob et Wilhelm Grimm, Aschenputtel, Kinder- und Hausmärchen, 1812.
  • Bibliothèque nationale de France (BnF), ressources consacrées à Cendrillon.
  • Walt Disney Productions, Cinderella, 1950.
  • Hans-Jörg Uther, The Types of International Folktales, classification ATU 510A.

Article rédigé par Camille Aubert, autrice spécialisée dans les contes, le folklore et leurs adaptations.

Note éditoriale : cet article compare plusieurs versions de Cendrillon. Les personnages et certains événements peuvent varier selon les œuvres.

Avertissement : les adaptations de Disney modifient plusieurs éléments des récits de Charles Perrault et des frères Grimm. Les informations présentées distinguent les œuvres originales des adaptations modernes.

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