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Article: Je domine mon mari: Relation de couple, les dynamiques de pouvoir

je domine mon mari

Je domine mon mari: Relation de couple, les dynamiques de pouvoir

Vous avez souvent le dernier mot dans votre couple ?

Votre mari répond régulièrement : « comme tu veux » ?

Peut-être avez-vous simplement un caractère plus décisionnaire.

Mais parfois, un véritable déséquilibre de pouvoir s'installe.

Dominer son mari signifie prendre davantage de contrôle.

Décisions, argent, organisation ou choix familiaux peuvent être concernés.

Ce fonctionnement n'est pas forcément problématique.

Tout dépend surtout de la liberté laissée à chacun.

Votre mari peut-il vous contredire librement ?

Ses choix pèsent-ils réellement dans les décisions communes ?

C'est souvent là que se trouve la vraie différence.

Dominer son mari : est-ce forcément un problème ?

Dominer son mari n'est pas forcément synonyme de relation toxique. Le critère essentiel est le consentement et la liberté : chacun doit pouvoir exprimer son désaccord, prendre des décisions et conserver son autonomie sans peur de la réaction de l'autre. Lorsque l'un contrôle l'argent, les relations, les décisions ou utilise la peur et le dénigrement, on ne parle plus simplement d'un caractère dominant.

Situation Ce que cela signifie
Femme affirmée/directive Elle prend volontiers les initiatives mais accepte le désaccord
Dynamique dominante consentie Les rôles sont asymétriques mais conviennent réellement aux deux
Contrôle/coercition L'un perd progressivement sa liberté, son autonomie ou sa capacité à dire non

Comment dominer son mari sans créer un rapport de force ?

Si par « dominer son mari » vous entendez prendre davantage les commandes dans le couple, cela peut parfaitement fonctionner sans chercher à contrôler l'autre.

Vous pouvez avoir une personnalité affirmée, décider rapidement, aimer organiser et prendre souvent l'initiative. Le point essentiel est ailleurs : votre mari doit rester libre de vous dire non, de défendre ses choix et de prendre lui aussi des décisions.

Pour prendre davantage les rênes sans installer un rapport de force :

  • proposez plutôt que d'imposer : « J'aimerais qu'on fasse comme ça » ouvre davantage le dialogue que « On fera comme ça » ;
  • prenez des initiatives sans décider systématiquement pour deux ;
  • dites clairement ce que vous voulez au lieu d'attendre que votre conjoint le devine ;
  • acceptez le désaccord : être dominante ne signifie pas devoir avoir le dernier mot ;
  • laissez-lui de vrais domaines de décision, notamment pour l'argent, les loisirs, la famille ou les projets communs ;
  • vérifiez régulièrement son ressenti : une répartition des rôles qui vous paraît naturelle ne l'est pas forcément pour lui.

Quelle différence entre être dominante et contrôler son mari ?

Elle tient principalement à la liberté de l'autre.

Une femme dominante peut prendre beaucoup d'initiatives tout en respectant parfaitement son conjoint. Il peut la contredire, refuser une proposition, gérer son argent, voir ses proches et prendre ses propres décisions.

Le contrôle commence lorsque cette liberté diminue : surveiller ses dépenses ou son téléphone, décider de ses fréquentations, le rabaisser, lui faire peur lorsqu'il s'oppose à vous ou utiliser systématiquement la culpabilité pour obtenir ce que vous voulez.

Une question permet souvent d'y voir plus clair : « Mon mari peut-il prendre une décision différente de la mienne sans craindre ma réaction ? »

Si la réponse est oui, vous avez peut-être simplement une personnalité plus directive. Si la réponse est non, il ne s'agit plus seulement de savoir qui « mène » le couple : le rapport de pouvoir mérite d'être interrogé.

Pourquoi ce sujet parle à beaucoup de couples

Dans la vie quotidienne, il arrive souvent qu’un partenaire prenne plus facilement les décisions : organisation de la maison, choix des activités ou gestion du budget. Ce n’est pas forcément volontaire. Avec le temps, certaines habitudes s’installent et créent une dynamique où l’un mène davantage la danse.

Beaucoup de couples découvrent cette réalité en discutant simplement de leurs rôles respectifs. Prendre conscience de cette dynamique peut déjà être un premier pas vers un meilleur équilibre.

Comment savoir si je domine vraiment mon mari ?

Prendre souvent les décisions ne suffit pas pour parler de domination.

Regardez plutôt la place réelle laissée à votre conjoint.

  • Peut-il vous dire non sans craindre votre réaction ?
  • Ses désaccords sont-ils réellement entendus ?
  • Décide-t-il librement de certaines dépenses ?
  • Peut-il organiser des activités sans votre validation ?
  • Ses préférences influencent-elles réellement vos décisions communes ?

Si oui, vous êtes peut-être simplement plus directive.

Si non, le rapport de pouvoir mérite davantage d'attention.

Être aux commandes, dominer son mari, ça veut dire quoi ?

Avoir du caractère, c'est bien. Imposer ses choix, c'est autre chose. Mais est-ce vraiment un problème ? Après tout, dans un couple, chacun trouve son équilibre.

Quels sont les signes que vous dominez votre mari ?

Prendre davantage d'initiatives ne suffit pas à parler de domination. C'est surtout la manière dont les décisions se répartissent lorsque vous n'êtes pas d'accord qui est révélatrice.

Quelques signes peuvent vous amener à vous interroger :

  • vous prenez presque toujours les décisions importantes ;
  • votre mari répond souvent « comme tu veux » plutôt que d'exprimer une préférence ;
  • vous gérez seule le budget ou les dépenses importantes ;
  • vos choix finissent généralement par l'emporter en cas de désaccord ;
  • il renonce parfois à défendre son point de vue pour éviter une dispute ;
  • vous avez du mal à accepter qu'il prenne une décision différente de celle que vous auriez prise.

Aucun de ces signes, pris isolément, ne permet de conclure que votre couple est déséquilibré.

La question déterminante reste la même : votre conjoint choisit-il librement de vous laisser davantage décider ou a-t-il progressivement appris qu'il était plus simple de céder ?

Quels sont les risques d'un déséquilibre trop important ?

Lorsque l'un des deux partenaires n'a progressivement plus de véritable place dans les décisions, plusieurs difficultés peuvent apparaître : frustration, retrait, diminution des échanges ou sentiment de ne plus être entendu.

Le partenaire qui décide de tout peut également finir par ressentir une charge importante : organiser, anticiper et assumer seul les choix du couple peut devenir épuisant.

L'objectif n'est donc pas nécessairement de partager chaque décision à 50/50. Il est que chacun conserve une capacité réelle à participer, choisir, refuser et être entendu.

Pourquoi ce rapport de force s'installe ?

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette dynamique.

  • Une personnalité affirmée : vous aimez décider, organiser, contrôler.

  • Un mari plus effacé : il préfère éviter les litiges.

  • L'éducation : si vous avez grandi avec un modèle dominant, ça influence !

  • Une habitude prise sans s'en rendre compte : au début, c'était pratique, puis c'est devenu la norme.

Comment appelle-t-on un homme dominé par sa femme ?

Il y a plusieurs petits mots pour ça… parfois tendres, parfois piquants. On parle souvent d'un homme « soumis » , ou plus familièrement,  d'un « homme sous la coupe de sa femme »;

« Mari soumis », « homme dominé » ou « sous la coupe de sa femme » sont des expressions courantes, mais elles ne décrivent pas précisément une dynamique de couple. Un homme peut laisser davantage de décisions à sa partenaire par préférence, confiance ou répartition des rôles sans être dominé.

Mais bon… tout ça dépend du ton.
Si c'est avec amour et respect, ce n'est pas vraiment un problème.
Par contre, si l'un écrase l'autre ou que l'équilibre est rompu, là, oui, ça coince un peu.

Et puis soyons honnêtes :
Il y a des femmes dominantes… 
Et des hommes très contents de ça.
Donc le mot importe peu, ce qui compte, c'est l'accord des cœurs.

Pourquoi mon mari me laisse-t-il tout décider ?

Ce comportement ne signifie pas forcément qu'il est « soumis ».

Il peut simplement avoir moins besoin de décider.

Certains couples répartissent naturellement leurs rôles de cette manière.

Mais d'autres explications sont possibles.

  • Il vous fait confiance pour certaines décisions.
  • Vous prenez les décisions beaucoup plus rapidement.
  • Il déteste les conflits et préfère céder.
  • Cette répartition est devenue une habitude.
  • Il s'est progressivement désengagé de certaines décisions.

Le fameux « comme tu veux » mérite donc parfois discussion.

Est-ce de la confiance, de l'indifférence ou de l'évitement ?

Une conversation calme permet souvent de faire la différence.

Femme dominante ou couple déséquilibré : quelle différence ?

Une femme dominante peut simplement aimer prendre les initiatives.

Cela n'empêche ni l'écoute, ni le respect.

Le problème commence lorsque l'autre perd sa liberté.

Contrôler l'argent, isoler ou rabaisser change alors la situation.

Faire pression pour obtenir systématiquement gain de cause également.

On quitte alors la simple différence de tempérament.

Le rapport de pouvoir devient potentiellement malsain.

Cette frontière vaut évidemment quel que soit le genre.

Quand la domination devient-elle du contrôle dans le couple ?

Aimer décider, avoir un caractère affirmé ou prendre naturellement les commandes ne signifie pas contrôler son conjoint.

La frontière est franchie lorsque l'autre ne se sent plus réellement libre de dire non, de faire ses propres choix ou de vous contredire.

Certains comportements doivent particulièrement attirer l'attention :

  • Contrôler son argent : surveiller chacune de ses dépenses, lui retirer l'accès aux comptes ou lui imposer de demander votre autorisation pour utiliser de l'argent.
  • Surveiller son téléphone : lire ses messages, vérifier ses appels ou exiger ses mots de passe sans son accord.
  • Contrôler ses déplacements : vouloir constamment savoir où il se trouve, avec qui et à quelle heure il rentrera.
  • Choisir ses fréquentations : critiquer systématiquement ses amis ou sa famille, lui demander de moins les voir ou chercher progressivement à l'en isoler.
  • Décider systématiquement à sa place : vacances, argent, sorties, projets familiaux ou professionnels finissent toujours par dépendre de votre accord.
  • Le rabaisser : se moquer de ses choix, dévaloriser ses capacités ou lui faire comprendre qu'il serait incapable de décider correctement sans vous.
  • Utiliser la culpabilité : « Si tu m'aimais vraiment, tu ferais ce que je te demande » n'est plus une simple manière d'exprimer une préférence.
  • L'intimider lorsqu'il s'oppose à vous : cris, menaces, colère ou silence punitif peuvent progressivement l'inciter à céder pour éviter votre réaction.
  • Imposer une décision intime ou sexuelle : le consentement reste indispensable dans le couple et peut être retiré à tout moment.

Pris isolément, un désaccord, une dispute ou une décision maladroite ne suffisent évidemment pas à définir toute une relation. Ce sont surtout la répétition des comportements, leur intensité et leurs conséquences sur la liberté de l'autre qui doivent alerter.

La question à se poser pour faire la différence

Demandez-vous simplement :

« Mon mari peut-il me dire non, prendre une décision que je désapprouve ou faire quelque chose différemment de moi sans avoir peur de ma réaction ? »

Si oui, vous pouvez avoir une personnalité dominante tout en restant dans une relation équilibrée.

Si votre conjoint adapte régulièrement son comportement pour éviter votre colère, vos reproches, vos menaces ou votre surveillance, il ne s'agit plus seulement de savoir « qui commande ».

On entre potentiellement dans une dynamique de contrôle.

L'Organisation mondiale de la Santé distingue d'ailleurs les simples différences de pouvoir dans le couple des comportements de contrôle pouvant accompagner les violences entre partenaires : isolement vis-à-vis des proches, surveillance des déplacements et restriction de l'accès aux ressources financières, à l'emploi, à l'éducation ou aux soins.

Comment rééquilibrer le couple (si besoin) ?

Si tout le monde est heureux, inutile de tout changer ! Mais si vous sentez que ça coince, voici quelques astuces.

1. Laisser plus de place à l'autre
Posez-lui plus de questions, écoutez ses envies. Ça peut être surprenant !

2. Partager les décisions
Testez une semaine où il décide des repas, des sorties, des films.

3. Accepter de lâcher prise
Difficile, mais bénéfique ! Tout ne doit pas être parfait selon VOTRE vision.

4. Redonner de l'importance à ses choix
Même s'il hésite, encouragez-le. Ses idées comptent aussi !

5. Vérifier son ressenti
Peut-être qu'il est heureux comme ça. Un petit « Ça te va ? » peut tout changer !

Et si lui dominait le couple ?

L'inverse existe aussi ! Un mari qui décide de tout, ça peut être pesant. Dans ce cas, même combat : dialogue et équilibre !

Que veut dire dominant dans la sexualité ?

Dans la sexualité, dominer signifie prendre l'initiative, guider l'autre et parfois exercer un certain contrôle dans les interactions intimes.

Rêver d'une femme BDSM ?

Cela peut être physique, psychologique ou émotionnel. Mais attention, on ne parle pas de domination forcée ! Tout repose sur le consentement et le plaisir partagé .

Différentes formes de domination en sexualité 

  • Mener le jeu : choisir les positions, le rythme, les scénarios.
  • Jouer avec l'autorité : donner des instructions, fixer des règles.
  • Utiliser des accessoires : menottes, bandeaux, attaches (toujours dans un cadre consenti !).
  • Prendre le dessus mentalement : guider l'autre avec des mots, créer du suspense.

Dominer, ce n'est pas écraser !

Il ne s'agit pas de forcer ou de nier les envies de l'autre. Une domination saine, c'est une danse à deux , où chacun trouve son plaisir dans les rôles adoptés.

Et vous, plutôt team dominant(e) ou dominé(e) ?

Un couple, c'est une danse

L'idéal, c'est une danse à deux. Parfois on mène, parfois on suit. Et parfois, sur ensemble improvisé.

Si vous vous reconnaissez, pas de panique ! L'important, c'est d'être heureux tous les deux. Alors, vous le laissez-vous choisir le film ce soir ?

Domination dans le couple et domination sexuelle : est-ce la même chose ?

Non. Une dynamique de pouvoir dans la vie quotidienne et une pratique sexuelle consensuelle sont deux choses différentes. Dans la sexualité, les rôles de domination reposent sur un consentement libre et réversible.

Questions fréquentes sur la domination dans le couple

Est-ce grave de dominer son mari ?

Pas nécessairement. Dans certains couples, l'un des partenaires prend naturellement davantage d'initiatives ou de décisions. Une différence de tempérament ne signifie donc pas automatiquement que la relation est malsaine.

La question essentielle est celle de la liberté. Votre mari peut-il vous contredire, prendre certaines décisions seul et exprimer un refus sans craindre votre réaction ? Lorsque l'un des partenaires perd progressivement son autonomie, la situation ne relève plus simplement d'une personnalité dominante.

Comment savoir si je domine vraiment mon mari ?

Demandez-vous qui décide réellement lorsqu'un désaccord apparaît. Si vos préférences finissent presque toujours par l'emporter, que votre conjoint renonce à donner son avis ou qu'il évite de vous contredire pour prévenir un conflit, il peut exister un déséquilibre.

La recherche sur le pouvoir dans le couple s'intéresse notamment à la prise de décision, au contrôle, à l'évitement des conflits et au soutien entre partenaires. Un déséquilibre de pouvoir perçu a notamment été associé à une communication moins constructive, à une confiance moindre et à une satisfaction relationnelle plus faible dans certaines études.

Quelle différence entre une femme dominante et une femme autoritaire ?

Une femme dominante peut aimer prendre les initiatives, organiser ou décider rapidement tout en laissant son conjoint libre de ne pas être d'accord.

Une attitude devient problématique lorsque prendre les commandes signifie imposer systématiquement ses décisions, surveiller l'autre, limiter son autonomie ou utiliser la peur, l'humiliation ou la culpabilité pour obtenir ce que l'on souhaite.

Ce n'est donc pas tant le nombre de décisions prises qui compte que la possibilité réelle pour chacun de dire non.

Un homme peut-il être heureux avec une femme dominante ?

Oui. Une répartition asymétrique des rôles ne suffit pas à déterminer la qualité d'une relation. Certains partenaires préfèrent organiser et décider davantage tandis que d'autres apprécient de déléguer certaines décisions.

Ce qui mérite davantage d'attention est un déséquilibre de pouvoir subi. Les recherches sur les couples montrent généralement une association entre partage du pouvoir et meilleure satisfaction conjugale, même si ces études ne permettent évidemment pas de définir un modèle idéal valable pour tous les couples.

Pourquoi mon mari me laisse-t-il toujours décider ?

Plusieurs explications sont possibles. Il peut vous faire confiance, être moins intéressé par certaines décisions, apprécier cette répartition des rôles ou simplement avoir pris l'habitude de vous laisser organiser la vie quotidienne.

Mais le « comme tu veux » permanent peut aussi traduire de l'évitement : votre conjoint renonce à exprimer son opinion parce qu'il anticipe un désaccord. Plutôt que d'interpréter son comportement, demandez-lui directement comment il vit cette répartition des décisions.

Comment arrêter de vouloir tout contrôler dans son couple ?

Commencez par repérer les domaines dans lesquels vous avez réellement besoin de décider et ceux dans lesquels vous pourriez laisser davantage d'autonomie à votre conjoint.

Essayez également de tolérer qu'une décision soit différente de celle que vous auriez prise. Partager le pouvoir ne signifie pas obtenir l'accord de l'autre avec votre solution : cela implique parfois d'accepter sincèrement la sienne.

Si le besoin de contrôle provoque des conflits répétés ou une souffrance importante, un professionnel du couple peut aider à comprendre la dynamique installée.

Comment rééquilibrer le pouvoir dans un couple ?

Commencez par les décisions concrètes : argent, enfants, loisirs, vacances, tâches domestiques, vie sociale, projets professionnels et temps personnel.

Demandez-vous ensuite si chacun dispose d'un véritable pouvoir de décision dans plusieurs de ces domaines. L'objectif n'est pas nécessairement de partager chaque décision exactement à 50/50, mais que les deux partenaires puissent exprimer leurs préférences, négocier et conserver une réelle autonomie.

Est-ce normal qu'un seul partenaire gère tout l'argent du couple ?

Gérer les comptes n'est pas forcément synonyme de domination. Dans de nombreux couples, une personne s'occupe davantage du budget pour des raisons pratiques.

La situation devient différente lorsque l'autre n'a plus accès aux informations financières, doit demander l'autorisation pour des dépenses ordinaires ou se voit volontairement privé de ressources. L'OMS inclut la restriction de l'accès aux ressources financières parmi les comportements de contrôle pouvant s'inscrire dans les violences entre partenaires intimes.

Quand la domination devient-elle toxique ?

Le mot « toxique » est très large. Il vaut mieux regarder les comportements concrets.

Surveiller les déplacements de son conjoint, l'isoler de sa famille ou de ses amis, restreindre son accès à l'argent, l'humilier, l'intimider ou utiliser la contrainte ne relève plus simplement d'un caractère dominant. L'OMS classe les comportements de contrôle et les violences psychologiques parmi les formes que peuvent prendre les violences entre partenaires intimes.

Comment reconnaître le contrôle coercitif dans un couple ?

Il ne repose pas nécessairement sur la violence physique. Il peut prendre la forme d'une accumulation de comportements qui réduisent progressivement l'autonomie de l'autre : contrôle financier, surveillance des déplacements ou communications, isolement, humiliations, menaces ou microgestion de la vie quotidienne.

Les travaux consacrés au contrôle coercitif décrivent précisément cette atteinte progressive à l'autonomie et à l'indépendance du partenaire.

Être dominante signifie-t-il manquer d'amour ?

Non. Une personnalité affirmée, le goût de l'organisation ou l'habitude de prendre des initiatives ne permettent pas de mesurer les sentiments éprouvés pour son conjoint.

En revanche, aimer quelqu'un ne suffit pas à rendre tous les comportements acceptables. Respecter son autonomie, entendre ses désaccords et reconnaître ses besoins restent essentiels, quelle que soit la répartition des rôles dans le couple.

Faut-il prendre toutes les décisions à deux ?

Non. Une répartition parfaitement égale de chaque petite décision serait difficile à appliquer au quotidien.

Un partenaire peut gérer les finances et l'autre les vacances, par exemple. Ce qui importe davantage est que cette organisation ne soit pas imposée et que les décisions importantes puissent être discutées. Les recherches sur le pouvoir relationnel considèrent d'ailleurs la capacité de décider mais aussi celle d'influencer et de résister à l'influence du partenaire.

Domination dans le couple et domination sexuelle : est-ce la même chose ?

Non. Prendre davantage de décisions dans la vie quotidienne et adopter ponctuellement un rôle dominant dans la sexualité sont deux choses différentes.

Dans une pratique sexuelle consentie, chacun doit pouvoir exprimer ses limites et retirer son consentement. La contrainte sexuelle, elle, ne relève pas d'un jeu de rôles : l'OMS la classe parmi les violences sexuelles entre partenaires.

Ce que dit la recherche sur le pouvoir dans le couple

En psychologie sociale, le pouvoir relationnel ne signifie pas simplement « avoir du caractère ». Il peut être étudié à travers la capacité d'un partenaire à prendre des décisions, influencer l'autre ou résister à son influence.

Les travaux disponibles suggèrent qu'un déséquilibre important du pouvoir peut être associé à une moins bonne qualité relationnelle. Une étude ayant développé la Power Imbalance in Couples Scale a notamment retrouvé des associations entre un déséquilibre perçu plus important et une satisfaction relationnelle, une confiance et une communication constructive plus faibles.

Des travaux antérieurs consacrés au mariage ont également observé que les couples partageant davantage le pouvoir rapportaient généralement une meilleure satisfaction que les couples présentant une forte asymétrie. Il s'agit cependant d'associations : elles ne permettent pas d'affirmer qu'une répartition parfaitement égalitaire des décisions est nécessaire au bonheur de tous les couples.

Il faut surtout distinguer un déséquilibre dans la prise de décision d'un véritable comportement de contrôle. L'OMS définit les violences entre partenaires intimes comme pouvant comprendre, outre les violences physiques et sexuelles, les violences psychologiques et les comportements de domination ou de contrôle.

Sources et références

Organisation mondiale de la Santé (OMS). Violence à l'égard des femmes. Fiche d'information actualisée en 2026. L'OMS définit notamment les violences entre partenaires intimes et inclut les violences psychologiques et les comportements de domination parmi leurs manifestations.

Organisation mondiale de la Santé & Organisation panaméricaine de la Santé. Understanding and addressing violence against women: intimate partner violence. WHO/RHR/12.36. Genève : OMS, 2012. Cette publication détaille notamment les comportements de contrôle : isolement vis-à-vis des proches, surveillance des déplacements et restriction de l'accès aux ressources financières, à l'emploi, à l'éducation ou aux soins.

Dworkin SL, Neilands TB, Chakravarty D, et al. Development and Validation of the Power Imbalance in Couples Scale (PICS). Cette étude développe un outil d'évaluation du déséquilibre de pouvoir dans le couple autour de quatre dimensions, dont le contrôle manifeste, le soutien du partenaire et l'évitement du conflit. Dans l'échantillon étudié, un déséquilibre perçu plus important était notamment associé à une moindre satisfaction relationnelle, une confiance plus faible et une communication constructive moindre.

Johnson MD, et al. Objective Ratings of Relationship Skills across Multiple Domains as Predictors of Marital Satisfaction Trajectories. Journal of Marriage and Family. Les auteurs rappellent notamment les travaux montrant une association générale entre partage du pouvoir et satisfaction conjugale et entre sentiment d'être contrôlé et difficultés conjugales.

Perry NS, Huebner DM, Wright ER, et al. The complex contribution of sociodemographics to decision-making power in gay male couples. Cette étude montre également que pouvoir décisionnel et satisfaction relationnelle entretiennent des relations complexes : disposer de davantage de pouvoir ne signifie pas nécessairement être davantage satisfait de sa relation.

Étude sur le contrôle coercitif et l'autonomie. “Slowly, Over Time, You Completely Lose Yourself”: Conceptualizing Coercive Control Trauma in Intimate Partner Relationships. Les auteurs décrivent notamment comment le contrôle financier, la microgestion et le contrôle facilité par les technologies peuvent progressivement réduire l'autonomie et l'indépendance d'un partenaire.

Note de l'autrice

Camille Aubert écrit sur les relations de couple, la psychologie du quotidien et le bien-être féminin. Pour cet article, elle s'appuie sur la littérature consacrée aux rapports de pouvoir dans le couple et distingue volontairement une personnalité directive d'une dynamique de contrôle ou de coercition.

Article réactualisé en septembre 2026.

Important : cet article propose des informations générales sur les dynamiques relationnelles. Il ne permet pas, à lui seul, d'évaluer une situation individuelle. Lorsque la relation comporte peur, menaces, violence, contrainte, isolement ou contrôle financier, la situation dépasse la simple question de savoir lequel des deux partenaires « domine » le couple.

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